OGM : La mise en place du Haut Conseil
fait réagir
A la suite de la présentation par Jean-Louis Borloo, la
composition du Haut Conseil des technologies, les réactions s’enchaînent. Les
professionnels des semences et de la protection des plantes « espèrent vivement
que cette nouvelle autorité contribuera à apporter au gouvernement tous les
éléments nécessaires pour que se concrétise enfin le libre choix de produire et
de consommer avec ou sans OGM ». Ils regrettent néanmoins le délai d’un an pris
pour que cette instance se mette en place. Un avis partagé par Orama, l’union
des grandes cultures. Pour France Nature Environnement, « les conditions de
fonctionnement du Haut Conseil ne sont pas idéales. L’organisation en deux
comités ne doit pas s’opposer au dialogue entre scientifiques et
non-scientifiques ».
F.A 3283
Dissémination d’OGM
La Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE), dans un arrêt du 17
février 2009, a reconnu que le droit d’accès du public aux informations
s’applique aux disséminations d’organismes génétiquement modifiés. Les autorités
nationales ne peuvent pas invoquer « une réserve tenant à la protection de
l’ordre public ou à d’autres intérêts protégés par la loi » pour s’opposer à la
divulgation du lieu de la dissémination.
F.A 3284
OGM : la menace des « super mauvaises »
herbes s’amplifie
Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les
agriculteurs en Géorgie, et 50 000 autres sont gravement menacés par une
mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres
états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le
grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à
la fois indésirable et envahissante…
En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l’est des
Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup,
comme
il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes
(amarante réfléchie, ou Amarantus retoflexus L. ), une plante parasite, n’en
semble pas incommodées…
Pourtant ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois
l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.
Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50 000
hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher
leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue
des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5 000 hectares ont été tout simplement
abandonnés.
0 essai OGM
Aucun essai OGM n’est autorisé en 2009 en France. Ce sera la deuxième année
consécutive où la France se trouve dans cette situation (43 essais ont été
autorisés en 2004, 61 en 2005, 62 en 2006 et 39 en 2007). Le gouvernement a,
depuis, mis en place le Haut conseil des biotechnologies, dont l’une des
missions est de l’éclairer sur « toutes questions intéressant les organismes
génétiquement modifiés… ». Pendant ce temps, en Europe, la situation continue
d’être contrastée. En avril, l’Allemagne avait pris position contre le maïs
génétiquement modifié MON 810 de Monsanto, mais elle vient d’autoriser des
essais en plein champ pour une pomme de terre génétiquement modifiée (Amflora),
conçue par l’allemand BASF. La Flandre, en Belgique, vient d’approuver des
essais concernant des peupliers OGM. La Suisse a, pour sa part, autorisé un
essai sur le blé (ensemencement le 17 mars sur une surface de 950 m2, dont 350
en blé génétiquement modifié).
T.M La Revue Agricole de l’Aube
Midi-Pyrénées : Jachères apicoles
Tarn. Avec 83 hectares de jachères apicoles, répartis sur 7 sites, le Tarn est
un des principaux départements à promouvoir cette technique. Ces opérations
pilotes consistent à semer principalement des mélanges nectarifères de semences
vertes, un couvert dont la pérennité est d’au moins deux ans.
Le jardin bio de Michelle OBAMA inquiète
l’agrochimie
La MACA, l’association américaine qui représente des grands noms
de l’agrochimie, dont Monsanto, a récemment écrit à Michelle OBAMA au sujet du
jardin bio, que la première dame des Etats-Unis a créé dans l’enceinte de la
Maison-blanche. Ce jardin cultivé sans pesticides pourrait donner aux
consommateurs, par comparaison, une mauvaise image de l’agriculture
conventionnelle dont les produits sont « sains, savoureux et plus économiques »,
assure la MACA. Les géants de l’agrochimie estiment que Michelle OBAMA devrait
soutenir leurs méthodes de production agricole.
L’Est - Eclair du 26 mai 2009.
| Realization / Réalisation / Realización
/ Realisierung: Gilles RATIA APISERVICES - Copyright © 1995-2009 |