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Les filières miel à Taiwan et en Argentine Travail réalisé par Clément Jaloux (promo 92), dans le cadre de la spécialisation commerce international de l’Institut Supérieur des Techniques d’Outre Mer (ISTOM) |
Introduction
Le secteur apicole a un faible poids pour le PIB et la balance commerciale des
deux pays étudiés. En Argentine (second pays producteur et exportateur), il
représente 0,2 % du PIB, cependant les recettes de la filière apicole
proviennent essentiellement des exportations, source de devises étrangères.
Suite à la crise économique de 2001, le gouvernement a mis en place toute une
série d'actions qui soutiennent avantageusement ses produits à l'exportation.
A Taiwan l'apiculture est la deuxième production agricole à l'exportation après
le thé. La Chine est le premier producteur et exportateur mondial de miel et
Taiwan participe au rayonnement du pays mais doit aussi faire face aux
contraintes politiques et économiques qui pèsent sur la Chine.
Afin mettre en avant la dynamique de cette fiche filière comparative, revenons
dans le temps. En 1997, les Etats-Unis, puis l'Europe, ont bloqué l'entrée de
miel chinois frelaté à très bas prix. Suite à ce contrôle, les importations se
sont réduites de 58 % en un an. Par conséquent l'Argentine a augmenté ses
exportations vers l'UE de 52 % entre 1998 et 1999, les prix moyens à
l'importation ont donc baissé. En 2002, suite à de nouveaux problèmes de qualité
(et pour des raisons de dumping économique), la commission européenne décide
d'interdire les importations de certains produits d'origine animale, parmi
lesquels se trouve le miel. A cette décision se sont ajoutés des problèmes
climatiques aux USA et en Europe et des problèmes techniques au Mexique, ce qui
a limité l'offre mondiale provoquant une hausse automatique du prix du miel à
l'exportation (de 1,5 $ / Kg à 2,7 $ / Kg FOB Buenos Aires).
Dans ce contexte il est intéressant d'étudier les filières miel en Argentine et
à Taiwan afin de comparer leurs dynamiques de développement.
I
Etude des productions
Les différents types d'exploitations
A Taiwan le coût de la main d'œuvre est assez élevé, les exploitations apicoles
sont toutes de dimension familiale. On recense environ un millier d'apiculteurs
qui possèdent entre 200 et 250 ruches. Cela pose des problèmes au niveau de
l'homogénéité de la production. De même, en Argentine on constate des
différences de qualité en fonction des régions de production et des origines
botaniques du miel. Cependant les exploitations apicoles sont plus
professionnelles. Ainsi on estime à 25.000
le nombre d’apiculteurs dont 12 % des exploitants possèdent entre 350 et 500
ruches dont une partie du miel exporté. Elles travaillent avec des organismes
agricoles et utilisent pour la transformation de la matière première des salles
qui respectent les normes internationales.
Comparaison des miels produits
En 2001, la Chine a produit 256.000 tonnes de miel d'acacia, soit presque trois
fois plus de miel que l'Argentine. Mais ce miel, qui est vendu à moitié prix sur
le marché mondial, est de mauvaise qualité et les sanctions de pays importateurs
n'ont pas tardé à tomber. A Taiwan la production de miel est de 4.000 tonnes
mais les revenus dégagés par les apiculteurs proviennent de la gelée royale. La
production est de 350 t / an, 50 % de cette production est exportée vers le
Japon et l'Europe. La gelée taiwanaise est réputée de meilleure qualité que
celle produite en Chine ou en Thailande et est vendue plus de deux fois plus
chère sur le marché international (7 $ / Kg). Le miel de longane et le miel
produit par une abeille locale assurent également des revenus supérieurs aux
moyennes mondiales. Ainsi Taiwan se démarque de la Chine grâce à des miels de
très bonne qualité qui bénéficient d'une grande réputation sur les marchés
extérieurs.
Le miel argentin est un miel polyfloral considéré comme un des meilleurs miel au
monde de part ses qualités organoleptiques et sa composition chimique. Il est
utilisé en quasi-totalité pour la consommation journalière et ses normes de
qualité dépassent largement les critères internationaux. Il est aussi utilisé
pour couper les miels de moins bonne qualité. A l’image de Taiwan, l'Argentine
se distingue de la Chine grâce à son miel de très bonne qualité. Les acteurs de
la filière travaillent à la différentiation des miels argentins selon les
provinces et les types de fleurs butinées afin d'augmenter la qualité de
certains miels qui bénéficieraient d'une valeur ajoutée à l'exportation.
Les deux pays ont des types de miel différents mais ce qui fait leur réputation
et la valeur ajoutée, c'est la qualité des produits. Il est clair que, dans le
contexte actuel, les pays, qui ont basé leur stratégie d’exportation sur la
promotion de produits de qualités, voient leur travail récompensé par des
clients de plus en plus méfiants et des prix qui flambent périodiquement.
La productivité
A Taiwan, la main d'œuvre est aussi chère qu'en Europe, il y a donc peu de main
d'œuvre saisonnière. Pour compenser cela, l'organisation du travail est
irréprochable, le transfert des jeunes larves se fait à un "rythme asiatique"
qui est le double des performances des meilleurs greffeurs européens et la gelée
est récoltée à une vitesse rivalisant avec nos pompes. Une main d'œuvre efficace
et qualifiée permet d'avoir une productivité qui ne nuit pas à la qualité. La
rareté de la main d'œuvre est contrecarrée par la sélection génétique et
l'utilisation d'intrants naturels qui sont utilisés pour augmenter la
productivité des ruches taiwanaises.
En Argentine, le choix porte sur l'augmentation du nombre de ruches et
l'embauche de saisonniers (30.000 personnes) lors de la récolte.
Ces deux pays possèdent une richesse floristique qui étale les miellées tout au
long de l'année. La production locale de matériel apicole et le développement de
l'activité de pollinisation de plantes mellifères cultivées (tournesol)
contribuent à augmenter la productivité des ruches. Certains apiculteurs
atteignent les plus gros rendements mondiaux avec une production avoisinant les
35 Kg / ruche / an. La productivité est plus faible à Taiwan (15 Kg / ruche /
an) mais il s'agit de produits différents. Les abeilles utilisées pour la gelée
sont moins productives que celles utilisées pour le miel.
Nous avons vu que ces filières sont basées sur la qualité du produit, chaque
filière a su mettre en place une réponse spécifique pour augmenter la
productivité sans altérer la qualité. Au sein de ces deux filières, la présence
d'organismes para-agricoles permet de soutenir et d'organiser les apiculteurs
dans leur recherche de productivité et de qualité, cela afin de vendre la plus
grande quantité de produits finis au prix les plus élevé. Etudions donc
l'organisation des filières.
II
Organisation des filières
Les organismes para agricoles:
En Argentine la direction de l'industrie alimentaire a lancé une campagne de
recensement des apiculteurs et a mis en place le registre national des
apiculteurs (RENAPA) afin de connaître les apiculteurs professionnels des
apiculteurs occasionnels. Sur 25.000 apiculteurs estimés, 7.600 sont enregistrés
au fichier. Le but de ce registre est de connaître plus précisément l'importance
de l'apiculture en Argentine, de mettre en place une carte apicole de référence
et de pouvoir planifier l'augmentation de la production au niveau national.
Le comité national d'apiculture coordonne le SAGPyA qui regroupe l'ensemble des
acteurs de la filière apicole (producteurs, exportateurs, revendeurs,
gouvernement provinciaux et les institutions) afin de discuter et de planifier
les objectifs et les buts à atteindre pour le secteur.
Le SENASA réalise un plan de contrôle des résidus et de la qualité du miel afin
d'avoir un diagnostic précis de la qualité du miel argentin. Dans l'optique de
qualité, il a construit 80 salles de centrifugation du miel aux normes
internationales.
En réponse à la tendance du marché mondial du miel, l'Argentine a choisi
d'orienter ses exigences vers une amélioration continuelle de la qualité du
miel. Afin de devancer ses principaux concurrents, les actions des organismes
para-agricoles s'axent sur la traçabilité des produits, le registre des
producteurs et les démarches de qualité lors du process. Le but des acteurs de
la filière est de proposer des produits toujours meilleurs, associés à une
marque pays "miel argentin" : synonyme de qualité.
A Taiwan, la division du ministère de l'élevage assure la sensibilisation, la
vulgarisation et l'encadrement individuel des apiculteurs. Le centre
d'expérimentation taiwanais assure à l'apiculture taiwanaise des recherches
adaptées aux spécificités du pays. En collaboration avec le "Taiwan Agriculture
Reasearch Institute", il s’oriente vers l’amélioration génétique des races
d’abeilles. Au département d’entomologie et de biologie de l’Université de
Taipei, les chercheurs travaillent également sur l’abeille. Les méthodes
d’analyses se perfectionnent également, et aujourd’hui, on peut déterminer avec
précision l’origine géographique des gelées.
L’appui est également donné pour la promotion du service de pollinisation des
plantes cultivées. En effet, à Taiwan plus de 44 variétés des plantes agricoles
cultivées dépendent de la pollinisation et les abeilles permettent une
augmentation de leur rendement de plus de 30 %. Ce service entraîne un surplus
de revenu pour l’agriculteur et pour l’apiculteur.
Les activités des organismes para-agricoles sont différentes selon les priorités
des producteurs de matières premières et selon les objectifs de production. En
Argentine, les acteurs misent sur l'augmentation générale de la qualité du miel
tandis qu'à Taiwan la qualité est acquise mais il faut travailler sur la
productivité des exploitations. Ces appuis visent à accroître les exportations
tout en étant concurrentiel. Le travail des organismes met en avant la stratégie
commerciale de chaque pays. En effet par la recherche de la qualité, l'Argentine
s'attaque clairement aux clients mondiaux qui boudent les produits chinois.
Taiwan vise à augmenter ses volumes commercialisés mais ne vise pas directement
la concurrence avec l'Argentine.
Schéma des filières
| A Taiwan : |

Source : Sigwalt L., 2002
| En Argentine : |
Les exportateurs
On recense plus de 100 entreprises qui ont commercialisé avec le marché externe,
cependant 10 d'entre elles ont réalisé 60 % des exportations.
Les semis grossistes
Ils sont orientés vers le marché local. Souvent ils commercent avec des
producteurs par la voie informelle, certains s'intègrent jusqu'à la production
et dispose de ruche pour leur production. Le schéma de la filière du miel est un
schéma type exportation:
Producteur ? Collecteurs ? Exportateurs
Les
producteurs essaient de s'organiser pour vendre directement à l'exportateur.
En comparant cet organigramme de filière, on se rend compte que la filière se
complexifie et que les acteurs se multiplient en fonction de la taille des
marchés locaux et internationaux. Cependant en comparant l'organisation de la
filière à l'exportation, elle est la même à Taiwan et en Argentine. Le prix de
rémunération du miel argentin étant plus faible, les producteurs s'organisent
pour vendre directement à l'exportateur tandis qu'à Taiwan la commercialisation
de la gelée se fait à titre individuel. Cela s'explique par le fait qu'à Taiwan
le commerce du miel est plus ancien et les prix pratiqués sont connus par les
producteurs tandis qu'en Argentine la récente explosion de l'exportation de miel
draine des intermédiaires peu scrupuleux, à la recherche de bénéfices élevés.
L'Argentine vise à moyen terme le développement de son marché afin de stabiliser
le prix de vente d'une partie de son miel. Mais ce pays a saisi le tournent du
marché mondial et souhaite concurrencer le miel de Chine en mettant en avant son
image de qualité. Taiwan, qui produit du miel pour la Chine, est en concurrence
indirecte avec l'Argentine qui souhaite fournir les pays importateurs à la
recherche d'un miel de qualité.
A l'exportation les deux filières sont organisées de la même façon. Bien que les
exportations augmentent les revenus des producteurs, des efforts doivent être
portés sur la fluidité des informations de marché vers le producteur. A ce
niveau aucun des deux pays n'a d'organisme dédié à ce travail. Face à cette
situation les producteurs argentins ont mis en place une solution en développant
les groupements de producteurs. Ce mode d'organisation est courant en Amérique
latine et s'avère efficace dans la négociation avec les autres acteurs de la
filière. A Taiwan l'organisation de la filière est plus "carrée" et la puissance
du gouvernement diminue les possibilités de réponses spécifiques à certains
problèmes.
De l'extérieur les filières paraissent organisées de la même façon mais les
dynamiques internes entre les différents acteurs sont propres à chaque pays.
L'organisation des filières appuis à l'exportation, l'étude de la
commercialisation va mettre en avant les rapports de force à court et moyen
termes entre ces deux pays.
III
Commercialisation
Les évolutions et attentes du marché
L'augmentation de la production et de l'exportation du miel argentin est une
réponse à l'augmentation de la demande mondiale en miel et d'autres produits
(gelée, cire, matériel…).
Six pays concentrent 68 % de l'ensemble du miel commercialisé miel dans le monde
(Argentine, Chine, Mexique, Canada, Hongrie et Allemagne) or des problèmes
climatiques touchent régulièrement les Etats-Unis et l'Europe ce qui a réduit
l'ensemble de l'offre mondiale. Suite à l'interdiction d'importation du miel
chinois et au problème d'africanisation des abeilles du Mexique (abeilles
tueuses qui envahissent les ruches des abeilles domestiques), l'Argentine se
retrouve propulsé en tête des pays exportateurs. Ce secteur est une aubaine pour
ce pays qui a vécu une crise économique grave et qui possède une forte
population rurale. On comprend que même si la filière miel n'est pas la plus
rémunératrice du pays (114 millions de dollars de bénéfices), les revenus
qu'elle draine sont importants pour une partie de la population et les
gouvernements provinciaux incitent le développement de l'apiculture, véritable
source d'emplois de la population rurale. Depuis 2002, le prix du miel augmente
et l'Argentine qui a saisi l'importance de la qualité pour les pays importateurs
souhaite augmenter le volume de ses exportations et la diversité des produits
exportés. Ainsi les techniciens affirment que l'Argentine est compétitive au
niveau de l'exportation de pollen, d'intrants, de matériel apicole et de gelée
royale. Sur ce marché la demande est croissante, l'offre n'est pas concentrée et
la qualité n'est pas homogène. Taiwan exporte du miel et de la gelée royale, son
miel est pénalisé par les problèmes de qualité du miel chinois son avantage est
dans la production de gelée de qualité qui n'est pas en concurrence directe avec
l'Argentine. Mais le développement des exportations d'argentine risque de
menacer les exportations taiwanaises et la concurrence va se faire entre la
qualité et le prix.
Etudions les importateurs des deux pays.
Les clients
La principale destination des exportations taiwanaises est le Japon. L'affinité
culturelle avec ce pays et sa situation géographique ont conféré à Taiwan une
position avantageuse par rapport à d'autres fournisseurs potentiels de miel.
L'Argentine exporte principalement vers l'Allemagne, le Royaume Unis et les
Etats-Unis. Le Japon correspond à seulement 4 % de ses exportations. Chaque pays
développe ses exportations vers les pays avec qui il a des accords commerciaux
(ASEA, MERCOSUR). Pour le Japon, ils sont pour l'instant en légère concurrence.
L'augmentation de la demande des pays du Moyen Orient va accentuer cette
concurrence.
Objectifs
L'Argentine a la possibilité d'augmenter ses exportations à travers le monde et
de se positionner sur des produits à forte valeur ajoutée comme la cire, le
matériel apicole et la gelée royale.
Cette diversification va amener l'Argentine à exporter vers des pays
consommateurs de ces produits. Au niveau de la gelée royale elle va essayer de
commercialiser au Japon, gros consommateur de ce produit, suite à la législation
européenne et américaine, Taiwan va essayer d'exporter son miel vers les pays du
Moyen Orient. En Argentine, les acteurs de la filière souhaitent augmenter le
nombre de ruches de 2,8 millions à 4,5 millions, sachant que la quasi-totalité
de la production est exportée, une déferlante de miel va atteindre le marché
international. Les différents produits bénéficieront d'une bonne qualité ce qui
permettra de tirer à la hausse les prix de vente. Face à cette augmentation, les
producteurs taiwanais, qui ne peuvent pas embaucher beaucoup de main d'œuvre,
s'efforceront d'augmenter la productivité de leurs exploitations. Mais il faut
que le développement de la filière taiwanaise soit une volonté politique, or ce
pays s'oriente plus vers le développement de son économie de service que de
celui de la filière agricole. La production taiwanaise bénéficie d'une renommée
et d'une histoire commerciale avec le Japon qui ne devrai permettre aux
producteurs de vivre encore, avec un niveau de vie supérieur à la moyenne.
Conclusion
A Taiwan la production de miel est culturelle, les exploitations familiales
produisent un miel de qualité qui s'exporte bien. La recherche apicole se tourne
vers l'augmentation de la rentabilité afin de faire face aux facteurs limitant
l'augmentation de la production. En Argentine on constate que la situation est
inverse, l'apiculture est en développement la productivité n'est pas problème
limitant mais la filière s'oriente vers la recherche d'une qualité homogène, de
catégorisation des produits et d'une reconnaissance internationale de qualité.
Cette dynamique est une réponse aux attentes des principaux importateurs et la
réaction politique qui soutient le développement de sa filière a des retombées
positives sur l'ensemble de la filière. Par conséquent comme le marché local
n'est pas développé, l'Argentine exporte dans le monde et développe la diversité
de ses produits. Ainsi la filière taiwanaise, qui était spécialisée sur un type
de produit, perd son" monopole" et se retrouve en concurrence avec les produits
argentins. Ces deux dynamiques sont le résultat de l'ensemble des acteurs de la
filière qui réagissent en fonction de l'évolution de la demande.
Bibliographie
Ouvrages :
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Sigwalt L., Etude de la filière miel en Argentine, 2002, ISTOM. |
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Carlevaro M.; Quagliano J.; Fernández S.; Cetrángolo H., Honey agrifood chain in Argentina : model and simulation, CIHEAM; Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes; IAM. Institut Agronomique Méditerranéen; Bari (ITA), 2004. |
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Muxfeldt H., Apiculture pour tous, 1987, Sulina, Porto Alegre. |
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CCI, Centre du Commerce International Ouvrage, Les principaux marchés du miel: débouchés pour les miels de qualité supérieure en provenance de pays en développement, 1977, Genève. |
Sites Internet :
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www.beekeeping.com |
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www.aiera.org.ar |
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www.fao.org/DOCREP/004/Y1669F/y1669f0h.htm |
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www.gio.gov.tw |