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Abeilles en danger : les apiculteurs se mobilisent UPA |
Le 19 janvier 2006
Les apiculteurs français lancent une campagne pour sauver les abeilles menacées par les pesticides et qui se trouvent aujourd'hui mieux en ville qu'aux champs.
Avec sa campagne "l'Abeille, Sentinelle de l'environnement", l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF, 22.000 adhérents) propose d'installer des ruches sur les toits, les terrasses, dans les espaces verts et les jardins publics.
Le projet a déjà démarré fin 2005 avec trois partenaires régionaux, dont la région Languedoc-Roussillon (350.000 abeilles installées dans six ruches sur le toit du Palais de région) et la ville de Nantes (Théâtre Graslin et principaux jardins publics).
Des ruches existent également déjà sur les toits d'institutions publiques comme le Palais-Garnier, qui abrite l'Opéra de Paris.
Une fois l'accord passé avec le "logeur" des abeilles, l'UNAFconfie à un apiculteur local l'entretien et les visites régulières de la ruche ainsi que la récolte du miel.
Avec cette campagne, l'UNAF
tire la sonnette d'alarme. Les apiculteurs considèrent que l'apparition de
nouveaux pesticides comme le Gaucho ou le Régent -respectivement interdits en
1999 et 2004 - ont été directement responsables de la surmortalité des abeilles
enregistrée depuis 1993-1994.
"Ces molécules (Imidaclopride et Fipronil) sont des neurotoxiques qui induisent
une désorientation de l'abeille, incapable de retrouver sa ruche. En temps
normal, on perd 5 à 8% des abeilles, là on est arrivé à des pertes de 20 à 45%
selon les régions", précise le président de l'UNAF,
Monsieur Henri Clément.
Malgré la persistance de ces produits dans les sols et la végétation, l'année 2005, la première depuis l'interdiction du Régent, a déjà témoigné d'une nette amélioration de la situation, insiste-t-il.
B.K.
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