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Les travaux du mois avec l'aimable
autorisation de la revue |
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Après un été sec et chaud qui n’aura pas été favorable à toutes les apicultures, arrive l’automne. C’est le début de l’hivernage, les dernières interventions sur les ruches auront lieu en octobre. On peut faire fin novembre ou courant décembre un traitement à l’acide oxalique, pour les utilisateurs de la méthode.
La dernière
visite
Toutes les ruches auront fait l’objet d’un remérage (changement de mère), sinon
au printemps on prévoit une réunion avec les ruchettes qui auront passé l’hiver.
Les colonies seront resserrées sur le moins de cadres possibles et des
partitions seront mises en place. Cette opération a pour but de tenir un maximum
de chaleur de manière à limiter la consommation de miel et à mettre à l’abri les
cadres inutilisés pour éviter leur vieillissement par moisissures. Si des ruches
pèsent moins de 15 kg en pesée arrière, il faut les disperser ou les réunir.
Elles ont peu de chance de passer l’hiver ou de faire une belle colonie l’an
prochain. Toutefois en les resserrant sur 5 cadres et si la reine est de
l’année, on les considère comme des essaims. La colonie passera bien l’hiver si
deux cadres sont bien pleins de miel et si les trois autres en sont largement
pourvus au sommet.
Si tel n’est pas le cas il faut leur mettre du candi sur le trou de
nourrisseur dès que l’on estimera que leurs réserves sont consommées, ce peut
être dès novembre. Certaines arrivent à survivre. Avec un nourrissement liquide
dès la fin février ou courant mars, le couvain que fera la reine sera utilisé
pour renforcer des ruches ayant une jeune reine mais pas assez d’abeilles pour
démarrer rapidement. Elles peuvent aussi fournir des cadres pour de futurs
essaims artificiels. Faibles elles ont hiverné, faibles elles resteront. Elles
sont appelées à disparaître quoi qu’il advienne, à moins qu’elles ne servent à
renouveler une ruche de production bien peuplée mais dont la reine a déjà deux
ans. Les colonies faibles et ayant une reine de deux ans et plus devront faire
l’objet d’une réunion ou d’une dispersion. Il n’y a rigoureusement rien à en
attendre sinon du travail perdu. Il faut noter les ruches qui feront entre 15 et
20 kg en pesée arrière, pour les nourrir au candi dès fin décembre.
Les derniers
essaims
Les ruches très fortes peuvent encore faire l’objet d’essaimage artificiel. En
début de mois, dans la plupart des régions, si on dispose de reines en nuclei
qui ne passeraient pas l’hiver on peut prendre dans trois ruches différentes 3
cadres contenant du couvain et du miel et 2 cadres uniquement de miel avec les
abeilles qui sont dessus, les pulvériser d’une eau parfumée et de les mettre
dans une ruchette 5 cadres. On place une reine encagée marquée. 3 à 5 jours
après la reine étant libérée, on retire la cagette.
A noter que les nuclei en polystyrène, équipés de 6 cadrons (1/2 cadres de
hausse Dadant), passent très bien l’hiver si on en superpose deux l’un sur
l’autre et qu’ils contiennent beaucoup de miel.
Les nuclei qui ont bien travaillé au cours de l’été sont généralement bourrés de
miel et ils ne nécessitent aucune surveillance hivernale.
Au printemps prochain, un nourrissement régulier et l’ajout de corps les uns sur
les autres permettent de disposer de 5 corps pleins de miel et d’abeilles en mai
au moment où l’on aura besoin de les transformer en nuclei pour les élevages de
reines. Les hivers actuels qui ne sont pas durablement froids permettent
également de conserver les nuclei faits de deux haussettes 4 ou 5 cadres
superposées, ils formeront les amorces des futurs nuclei de 2004.
Fermer les
ruches
Les portières des ruches devront être réduites de manière à éviter que les
musaraignes viennent s’y installer. Elles mangeraient les rayons de miel,
dérangeraient les abeilles qui, engourdies par le froid, ne sauraient se
défendre. La ruche serait dévastée, les rayons abîmés, les abeilles mortes en
masse.
Les plateaux de sol totalement grillagés seront laissés en l’état dans les
régions où l’hiver ne descend pas durablement au-dessous de 0 °C. Ailleurs la
surface sera réduite par une plaque ad hoc, certains plateaux sont livrés avec
une tôle ou un contreplaqué coulissants, ailleurs on mettra une radiographie
glissée par l’entrée et qui ne fermera pas la totalité de la surface, laissant
un jour de 3 cm environ sur le pourtour.
Cette ventilation évitera les moisissures et l’accumulation d’humidité. On met
cette réduction dès que les nuits commencent à être froides vers la fin du mois
de façon à éviter que les lézards ne viennent se réfugier dans les ruches et
consomment les abeilles tout au long de l’hiver.
J’ai eu la surprise plusieurs fois en fin d’hiver de trouver des ruches vides
d’abeilles et un gros lézard fuir du plateau.
Il était devenu tellement gros qu’il ne pouvait sortir par les petits espaces de
la portière. L’aération totale a un seul inconvénient de retarder un peu le
début de la ponte de la reine. Mais en contrepartie la propreté de la ruche est
vraiment un gain sanitaire énorme.
Quelques
questions
J’ai été interpellé par plusieurs amateurs débutants qui n’ont pas été
satisfaits de la pose des chasse-abeilles. Deux cas de figure se sont présentés.
Le premier est la présence de couvain dans la hausse, toutes les nourrices et
jeunes abeilles restent dans la hausse. Pour extraire il faut n’enlever que les
cadres de miel, laisser les cadres de couvain et ôter le chasse-abeille. On
remet les cadres dans les espaces vides après l’extraction. Mais il faut se
souvenir que ces colonies qui n’ont pu chasser la ponte de la reine plus bas
sont mal parties pour l’hiver. L’absence de miel dans la totalité de la hausse
est signe d’absence de miel dans le corps.
L’autre cas de figure est un plateau mal placé qui laisse une petite ouverture.
Les abeilles des ruches voisines viennent piller la hausse et elle est vidée en
une demi-journée. En juin en certains endroits les hausses étaient pleines, fin
juillet elles étaient vides. La sécheresse a ralenti les floraisons et le nectar
n’était pas au rendez-vous. Les fortes colonies ont mangé leurs réserves et sont
devenues faibles car l’absence de nectar a fait chuter la ponte de la reine.
Ceux qui ont récolté tôt en juillet puis ont nourri régulièrement ont conservé
de bonnes colonies jusqu’à maintenant.
Sur mes ruches, le nourrissement régulier bien que limité à 1/2 litre au maximum
par semaine de la mi-juillet au début de septembre a permis de maintenir les
colonies fortes et de leur faire amasser le peu qu’elles ont pu récolter. Elles
sont pleines de miel aujourd’hui. Cette année fut très pédagogique pour
comprendre la relation entre nectar et ponte de la reine, sécheresse et absence
de nectar, forte colonie et réserves pour l’hiver.
Faire
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Réduire les portières. |
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Resserrer les colonies. |
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Mettre des partitions, retirer les cadres excédentaires. |
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Réduire les aérations des plateaux de sol. |
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Réunir, disperser les colonies faibles. |
Ne
pas faire
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Nourrir au sirop. |
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Conserver des colonies trop faibles et avec des reines âgées. |
Jean Riondet
Email : jean.riondet@wanadoo.fr
Jean Riondet est l’auteur de « Un rucher dans mon jardin », CD-Rom avec photos en vente à l’UNAF.
avec l'aimable autorisation de la revue Abeilles et Fleurs
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/ Realisierung: Gilles RATIA Last update / Mise à jour / Actualizado el / Letzte Bearbeitung: 17/03/01 APISERVICES - Copyright © 1995-2004 |