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Sommaire du numéro 238 Juillet / Août 2010
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Paroles, paroles…
Et oui ! on en parle. On en parle beaucoup… de Varroa.
Mais cela suffit-il ? Parle-t-on assez de la varroose ?
En effet : Infestation à Varroa n’est pas varroose !
Varroa est un parasite, la varroose une maladie. Les pathologistes pourraient
expliquer que de nombreux facteurs (tels que les viroses associées) ont un
impact qui ne tient pas forcément compte du nombre de varroas présents dans les
colonies.
Certains qui ne considèrent que la seule infestation à Varroa voudraient prévoir
le moment où les colonies sont en danger pour pouvoir agir. C’est faire fi des
autres facteurs étiologiques de la varroose. Et puis les tests de suivi
d’efficacité réalisés par la FNOSAD ont démontré une fois de plus que, dans un
même rucher, d’une colonie à l’autre, le niveau d’infestation n’était pas
similaire. Pas facile…
D’autres voudraient faire de Varroa le fléau unique de l’apiculture.
D’autres encore « pensent » et prétendent avoir dans leurs colonies des
super-abeilles qui n’ont rien à redouter des effets du parasite, ce qui leur
procure un prétexte pour ne pas traiter. Connaissent-ils bien tous les effets
pathogènes du parasite ? Ont-ils vérifié comme il se doit et de façon rigoureuse
la prétendue tolérance de leurs colonies ?
Une chose est certaine : il est bien là, sournois, tapi dans toutes les
colonies, extrêmement pathogène avec son cortège de facteurs associés. Il
affecte de façon significative l’espérance de vie des abeilles qui ont été
soumises à ses actions spoliatrice et vectrice. Qu’il s’agisse d’abeilles
d’hiver ou d’abeilles d’été. Ceci favorisant l’effondrement des colonies.
Un constat : tous les apiculteurs ne sont pas égaux devant la varroose. Cela
s’explique par le nombre de facteurs associés aggravant l’infestation. Donc
chaque apiculteur se doit d’avoir une très bonne connaissance de la maladie «
varroose ». Et ce, d’autant que la solution idéale n’existe pas, que l’on ne
possède pas l’arme fatale contre Varroa. Pas de substance acaricide dans notre
arsenal thérapeutique ayant une efficacité avoisinant les 99 %.
Pour l’heure et en l’absence de possibilité d’action sur les autres facteurs,
une seule consigne de sagesse à mettre en avant : toutes les colonies sans
exception doivent être mises sous contrôle de l’infestation, au moment opportun,
avec des substances ou médicaments, autorisés, dont on connaît parfaitement les
impacts en matière de résidus dans les produits de la ruche, d’innocuité pour
les abeilles (et pour l’opérateur…) et d’efficacité.
Cette efficacité doit être surveillée, contrôlée, afin d’élaborer une stratégie
de lutte adaptée.
Donc parallèlement à la fourniture des médicaments acaricides, les OSAD et la
FNOSAD se doivent d’organiser les suivis d’efficacité de ces médicaments (voir
nos 226, 231, 232 et 237 de La Santé de l’Abeille). Chaque apiculteur doit
pouvoir savoir quel a été l’impact des moyens de lutte qu’il a mis en œuvre.
Cela se vérifie par des actes.
Jean-Marie Barbançon,
Président de la FNOSAD
F.N.O.S.A.D.
Pensez au registre d'élevage,
rendu obligatoire pour tout apiculteur qui
commercialise son miel. En vente à la FNOSAD, 1,50 euros l'unité + port. Il
permet de consigner les informations d'un rucher pendant 8 ans ou de 8 ruchers
pendant 1 an.
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Quatier Chapitre |
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